Plus de 600 cocktails.
Attribution historique rigoureuse.
Gratuit, sans pub, sans inscription.

Comment ça marche ↓

Qu'est-ce que c'est ?


Une bibliothèque, pas un catalogue marketing

Mixology Engine est une bibliothèque interactive de plus de 600 cocktails. On y cherche par ingrédient, par base, par origine ou par famille, et chaque fiche donne la recette, la technique et — surtout — son histoire.

Ce qui la distingue, c'est l'attribution canonique : chaque cocktail est rattaché à sa source vérifiée, du Bar-Tender's Guide de Jerry Thomas (1862) à la tradition tiki du milieu du XXe siècle (Trader Vic, Don the Beachcomber, documentée par Beachbum Berry), jusqu'au référentiel IBA contemporain. Les originaux sont séparés de leurs variantes.

Le contenu est organisé en 11 familles structurées : Sours, Old Fashioned & Stirred, Highballs & Mules, Apéritivo & Low-ABV, Effervescents & Spritz, Daiquiris & Tiki, Flips & Crémeux, Punches & Sangrias, Shots & Shooters, Bloody & Savoureux et Mocktails. Le tout repose sur un modèle relationnel : les filtres calculent à partir des données, sans approximation.

Ce qui n'y est pas : les créations modernes de bar, les recettes de compétition et toute intégration de caisse / POS. Le périmètre est assumé — c'est un ouvrage de référence sur le canon, pas un logiciel de gestion.

Ambiance d'un bar à cocktails et club de jazz : lumière chaude, comptoir laqué et étagères de bouteilles
Casa Classic Cocktail Bar & Jazz Club — Roland Barrera

Ce qui n'existe (presque) nulle part ailleurs


Surtout gratuitement

Des bases de données cocktail rigoureuses existent — le plus souvent payantes, en ligne et fermées. Réunir tout ce qui suit dans un outil gratuit, hors-ligne et sans compte est, à ma connaissance, inhabituel :

Recherche inversée par ingrédient — partez de ce que vous avez ; l'app calcule les cocktails réalisables sur un modèle relationnel, pas une simple liste de tags.

Attribution canonique sourcée — original et variantes strictement séparés (Mai Tai Trader Vic 1944 vs déclinaisons), source documentée. Rare, même dans les ouvrages payants.

ABV et couleur calculés — le degré d'alcool servi et la couleur sont dérivés de la recette réelle, jamais saisis à la main : aucune incohérence.

Cartographie d'origine — exploration du canon par continent, pays, région, ville et bar d'origine.

Filtres relationnels — par base, archétype, famille et origine, avec marqueurs IBA et iconiques.

Allergènes (UE) & végan — indicateurs calculés à partir des ingrédients de chaque recette.

100 % hors-ligne & privé — un seul fichier, zéro compte, zéro tracking, zéro publicité.

600+ cocktails, 1862 → aujourd'hui — du Bar-Tender's Guide de Jerry Thomas au référentiel IBA contemporain.

Pris séparément, chacun de ces points se trouve quelque part. Réunis, rigoureux, hors-ligne et gratuits, beaucoup moins.

Pourquoi


Trois partis pris

Gratuit pour toujours

Pas de paywall, pas de pub, pas de mailing list. Un modèle de don pur, via Tipeee et PayPal, pour ceux qui veulent soutenir — jamais une obligation.

Attribution rigoureuse

Le Mai Tai de Trader Vic (1944) est distinct de ses variantes. Le Tom and Jerry est sourcé Jerry Thomas, 1862. La tradition tiki est documentée d'après Beachbum Berry.

Un seul fichier HTML

Un monofichier autonome. Il fonctionne hors-ligne, se télécharge sur la tablette derrière le bar, et vos données restent chez vous.

Pour qui ?


Quatre usages

Bartenders pros

Référence rapide derrière le bar et support de formation interne.

Écoles de formation

Complément pédagogique pour les cursus de mixologie.

Amateurs passionnés

Le canon mondial du cocktail à portée de main, sourcé.

Médias & créateurs

Une source d'attribution vérifiée, prête à citer.

Les sources


Une bibliothèque de référence

L'attribution s'appuie sur un corpus d'ouvrages de référence, croisés entre eux. Les principales sources :

Fondations historiques

Jerry Thomas The Bar-Tender's Guide (1862)
Antérieur à l'ISBN (1862)
Barman new-yorkais (1830–1885) surnommé « the Professor ». Premier recueil de cocktails imprimé aux États-Unis : il met par écrit des recettes jusque-là transmises oralement et donne ses lettres de noblesse à la catégorie « cocktail ». Ouvrage fondateur de la mixologie occidentale (Tom and Jerry, Blue Blazer).
Harry Johnson Bartenders' Manual (1882)
Antérieur à l'ISBN (1882)
Barman germano-américain (1845–1930), surnommé « the father of mixology ». Au-delà des recettes, son manuel formalise le métier : organisation du bar, service, gestion. Première approche véritablement professionnelle du bartending.
William « Cocktail » Boothby The World's Drinks (1908)
Antérieur à l'ISBN (1908)
Barman du Palace Hotel à San Francisco (1862–1930). Son recueil documente la scène de la côte ouest à l'apogée de l'âge d'or américain, juste avant la Prohibition — source précieuse pour dater et attribuer les classiques de l'époque.
Harry Craddock The Savoy Cocktail Book (1930)
Original antérieur à l'ISBN · rééditions modernes
Barman américain émigré à Londres (1876–1964), figure de l'American Bar du Savoy pendant la Prohibition. Recueil le plus influent de l'entre-deux-guerres : il transmet à l'Europe le savoir-faire américain (White Lady, Corpse Reviver n°2) et demeure une référence d'attribution majeure.

Tradition tiki

Don the Beachcomber (Donn Beach)
Recettes reconstituées (cf. Berry)
Ernest Gantt (1907–1989), inventeur du bar tiki (Hollywood, 1933) et du « Polynesian Pop ». Père du Zombie et des rhums assemblés ; ses recettes, longtemps tenues secrètes par codes, n'ont été décryptées que des décennies plus tard.
Trader Vic (Victor Bergeron)
Trader Vic's Bartender's Guide
Victor Bergeron (1902–1984), restaurateur d'Oakland et grand codificateur du tiki. Créateur revendiqué du Mai Tai (1944), il a diffusé le style à l'échelle mondiale via sa chaîne de restaurants.
Jeff « Beachbum » Berry Sippin' Safari · Remixed
ISBN 978-1-59362-139-1 (Remixed)
Historien contemporain du tiki. Par un long travail d'enquête, il a retrouvé et reconstitué les recettes perdues de Don the Beachcomber et de l'âge d'or tiki — référence incontournable pour toute attribution tiki rigoureuse.

Références modernes

David Wondrich Imbibe! · Punch
ISBN 978-0-399-17261-8 (Imbibe!, 2015)
Historien des cocktails, docteur en littérature comparée, rédacteur en chef de l'Oxford Companion to Spirits and Cocktails. Imbibe! (James Beard Award) réhabilite Jerry Thomas par la recherche d'archives ; Punch (2010) documente la catégorie des punchs. Référence académique du domaine — indispensable pour la datation et l'attribution.
Gary Regan The Joy of Mixology
ISBN 978-0-451-49902-8 (éd. révisée 2018)
Auteur britannico-américain (1951–2019). Il a proposé une classification des cocktails par familles — l'approche relationnelle qui a directement inspiré la structure de cette bibliothèque et toute la mixologie moderne.
Dale DeGroff The Craft of the Cocktail
ISBN 978-0-609-60875-3 (2002)
« King Cocktail », barman du Rainbow Room à New York, crédité du renouveau du cocktail dans les années 1980-90. A réimposé les jus frais, les ingrédients de qualité et les techniques classiques. Premier vrai « livre de cuisine » du cocktail.
Death & Co Modern Classic Cocktails
ISBN 978-1-60774-525-9 (2014)
Bar new-yorkais (ouvert en 2006), emblématique du renouveau « craft ». L'ouvrage compile des créations modernes déjà devenues des standards (Oaxaca Old-Fashioned, Naked and Famous) — référence de la mixologie de bar contemporaine.
Dave Arnold Liquid Intelligence
ISBN 978-0-393-08903-5 (2014)
Fondateur du Museum of Food and Drink et du bar Booker & Dax. Approche scientifique et technique (clarification, carbonatation, contrôle de la température). Référence de la mixologie de précision (James Beard Award).
Difford's Guide
Base de référence en ligne · diffordsguide.com
Catalogue de Simon Difford : l'une des plus larges bases de recettes et de variantes, précieuse pour recouper et trancher les variantes contemporaines.

Standard contemporain

IBA International Bartenders Association
Fédération fondée en 1951 (Torquay, R.-U.)
Fédération mondiale des associations de barmen. Elle publie une liste officielle de cocktails (catégories Unforgettables, Contemporary Classics, New Era), régulièrement révisée. Ici, toutes les époques et révisions sont prises au sens large : certains cocktails retirés des listes récentes restent référencés, car ils ont été largement populaires et demeurent des standards reconnus.

Chaque cocktail est rattaché à sa source, et les recettes originales sont distinguées de leurs variantes. Une correction d'attribution se signale par e-mail.

Méthode d'inclusion — un cocktail n'entre dans la bibliothèque que s'il est attesté par recoupement : présence concordante dans au moins deux sources de référence indépendantes, ou statut canonique établi (référentiel IBA, ouvrage fondateur, paternité documentée). Les classiques d'un même auteur attestés dans son propre ouvrage font foi. Toute incertitude d'attribution est signalée plutôt que tranchée arbitrairement : on préfère marquer une origine comme « tradition collective » que d'inventer un créateur.

Sous le capot


Un modèle relationnel rigoureux (pour les geeks de la data)

Mixology Engine n'est pas une liste de recettes collées les unes aux autres : c'est une base de données relationnelle. Les ingrédients sont organisés par rôle (base, modificateurs, acidité, sucre, allongeurs, amers…) et reliés aux cocktails, aux familles, aux origines géographiques, aux créateurs et aux techniques.

Principe de source unique de vérité : les champs dérivés — degré d'alcool servi, couleur — sont recalculés depuis la recette au chargement, jamais saisis à la main. Aucune dérive possible entre une recette et ses attributs.

Les filtres et la recherche sont des calculs sur le modèle, pas des recherches de texte approximatives. La structure est formalisée par un modèle conceptuel de données (MCD, méthode Merise) et son modèle physique.

C'est, à notre connaissance, la première fois que la mixologie est modélisée selon ce principe de templates : une organisation cohérente des données, là où l'usage se contente d'une longue énumération de cocktails se ressemblant tous à un ingrédient près. Avec nos 646 ingrédients, les seules combinaisons de quatre éléments dépassent déjà sept milliards (près de mille milliards à cinq) — sans même compter la multiplicité des marques commerciales, qui décuple encore le total. Énumérer n'aurait aucun sens ; un modèle relationnel, lui, garde des liens fiables entre les données.

Cela ne revient pas à dénigrer les cocktails « non officiels » nés de ces combinaisons : portés par les ingrédients contemporains, beaucoup restent parfaitement valables tant qu'ils sont plébiscités par le public — davantage que par les marques. C'est d'ailleurs ainsi que la mixologie évolue, et ces recettes qui s'imposent finiront, à leur tour, implémentées ici.

SCHÉMA RELATIONNEL · MERISE contient créé par classé en origine préparé par servi dans 1,n1,n 0,11,n 1,11,n 0,11,n 1,n1,n 1,11,n COCKTAIL fiche canonique INGRÉDIENT rôles R1 – R9 CRÉATEUR attribution FAMILLE 11 familles ORIGINE continent → bar TECHNIQUE geste & service VERRERIE type de verre Ouvrir le MCD complet (méthode Merise) ↗
Cocktail Ingrédient · rôles R1–R9 Famille Origine · continent → bar Créateur · attribution Technique Verrerie

Qui ?


Mixology Engine

Mixology Engine est un projet personnel, construit à Montélimar (Drôme, France). Pas de société, pas d'équipe, pas d'investisseurs : il représente l'équivalent de quelques mois à temps plein — un travail mené avec les méthodes d'un professionnel de l'analyse de données et du développement (modélisation relationnelle, contrôle qualité, rigueur de la donnée). Le projet est, et restera, gratuit.

L'intelligence artificielle générative y a été employée comme un outil, à sa juste place : rédaction de code conforme aux standards actuels, et aide au parcours de sources historiques parfois contradictoires. Tout le reste — le choix des inclusions, l'attribution, la cohérence du modèle — relève d'un travail éditorial humain.

Cela a supposé de développer une véritable expertise des garde-fous, dont ce projet est l'illustration : audits de conformité et de cohérence, vérifications éditoriale, sémantique et ergonomique. Autant de contrôles destinés à neutraliser les écueils classiques de ces modèles — tokenisation qui tronque l'efficacité des requêtes, ajout de données non sollicitées ou non vérifiées, glissements « marketing ».

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Le projet vit du don. C'est ce qui finance le temps consacré au développement et permet de payer l'hébergement.

Aucune obligation. Le soutien finance le temps consacré au projet et permet de payer l'hébergement.

Questions fréquentes


FAQ

Est-ce que c'est vraiment gratuit ?

Oui, et ça le restera. Le code s'exécute dans votre navigateur et vous pouvez le télécharger.

Comment ça fonctionne hors-ligne ?

Téléchargez la page une fois : elle fonctionne ensuite indéfiniment, sans connexion.

Vous collectez mes données ?

Non. Pas de cookies de tracking, pas d'analytics intrusifs, aucune capture d'e-mail.

Vous acceptez des contributions ?

Oui, par e-mail (mixologyengine@gmail.com), pour signaler des corrections d'attribution ou suggérer des cocktails canoniques manquants.

Puis-je l'utiliser dans mon bar ou mon école ?

Oui, c'est même l'idée. Aucune restriction d'usage.

Est-ce open source ?

Le fichier HTML est consultable via l'affichage du code source du navigateur. Pas de dépôt GitHub pour l'instant.